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«Le
Crédit Social est l'application
La
collection «Autour du Crédit Social» rencontre un plus grand intérêt
alors que la scène politique et économique de notre pays s’assombrit
davantage. Sur les ruines du communisme, occupées par les gens place
lors de l’écroulement du système, se superpose une vague toute aussi
destructive de postmodernisme provenant de l’Ouest, le capitalisme
sauvage qui vole le peuple, et veut s’accaparer sans scrupule du
pouvoir et de l’argent, non pas pour la nation, mais pour
quelques-uns. L’Etat s’abaisse davantage, et les puissances
d’argent internationales deviennent plus fortes. Par conséquent, le
pouvoir de l’Etat diminue continuellement au profit des forces du
marché. Il semble que Jean-Paul II avant ces tendances à l’esprit
lorsqu’il déclarait à Sosnowiec, en Pologne, le 14 juin 1999: «Un
peu partout, au nom des lois du marché, on oublie les droits de
l'homme. Ceci survient par exemple lorsque l'on estime que le profit économique
justifie la perte du travail pour quelqu'un qui, en plus du travail perd
la possibilité de vivre et de pouvoir faire vivre sa famille. Ceci
survient aussi lorsque, pour augmenter la production, on refuse à celui
qui travail le droit de se reposer, de s'occuper de sa famille, de
programmer sa vie de tous les jours. C'est toujours ainsi lorsque la
valeur du travail est définie non pas en fonction de l'effort de
l'homme mais du prix du produit, et ceci a également pour conséquence
que la rémunération ne correspond pas à la fatigue». On
pourrait dire que notre nation est devenue semblable au «gigantesque
développement de la parabole biblique du riche qui festoie et du pauvre
Lazare. L'ampleur du phénomène met en cause les structures et les mécanismes
financiers, monétaires, productifs et commerciaux qui, appuyés sur des
pressions politiques diverses, régissent l'économie mondiale: ils s'avèrent
incapables de résorber les injustices héritées du passé et
de faire face aux défis urgents et aux exigences éthiques du présent.»
(Jean-Paul II, Redemptor Hominis, n. 16.) On devrait promouvoir le développement d’un monde meilleur pour la vie publique de notre pays par l’introduction de principes chrétiens, surtout dans le domaine économique. L’argent n’est pas le seul problème, mais c’est le plus urgent à régler, parce que les autres problèmes sont causés par l’argent. Les banquiers, qui ont le pouvoir de créer l’argent; sont les dépositaires et gérants du capital financier, et gouvernent le crédit et l’administre à leur gré. Ils veulent nous mener au point où, pendant la moitié de l’année, nous vivons de ce crédit, et l’autre moitié, travaillons pour les taxes. «Par
là, ils distribuent en quelque sorte le sang à l’organisme économique
dont ils tiennent la vie entre leurs mains si bien que sans leur
consentement nul ne peut plus respirer.»
(Pie XI, Encyclique Quadragesimo Anno, n. 106.) «L’Etat…
est tombé au rang d’esclave et devenu le docile instrument de toutes
les passions et de toutes les ambitions de l’intérêt.» (Quadragesimo
Anno, n. 109.) Le
pouvoir de l’argent ou, en d’autres mots, le pouvoir des financiers
internationaux, repose dans l’ignorance du peuple. Les financiers
perdront leur pouvoir seulement lorsque le peuple découvrira leur
escroquerie. L’Etat retrouvera alors sa force, et toute la société
deviendra aussi plus forte. La force politique provient de la force
publique. L’application de l’esprit chrétien dans la politique est
donc la mission la plus importante et la plus urgente de l’histoire
polonaise. Une
réforme économique pourrait être appliquée, spécialement par
l’application du système de Crédit Social, qui est en accord avec la
doctrine sociale de l’Eglise catholique. Il semble donc que les
propositions financières du Crédit Social ne sont pas seulement dignes
d’être considérées par les plus hautes autorités économiques et
poli-tiques, mais aussi par la vaste multitude du public, afin
d’appliquer ces principes dans notre vie économique et poli-tique.
Ces principes nous permettront de comprendre et d’élucider au plus
haut point la situation dans laquelle nous nous trouvons présentement,
et nous apporteront des solutions en accord avec la doctrine sociale de
l’Eglise catholique. J’exprime
ma reconnaissance et mes remerciements aux membres de la rédaction du
journal Vers Demain, ainsi qu’aux auteurs et la maison d’édition de
la collection «Autour de la doctrine du Crédit Social», pour tout
cela. Ce journal et cette collection n’ont pas seulement une valeur
scientifique, mais aussi une valeur de vulgarisation, pour rendre ces idées
accessibles à la population. C’est ce qu’est la présente oeuvre de
Louis Even, «L’escroquerie mondiale et le moyen de s’en sortir». A
tous les éditeurs, rédacteurs et lecteurs de Vers Demain, je vous bénis
de tout mon coeur! Mgr Edward M. Frankowski Cet article a paru dans le numéro d'août-septembre 2002 de Vers Demain, et est aussi disponible sous forme de circulaire de 8 pages (avec les articles «Il est urgent de mettre fin au scandale de la pauvreté», «Qu'est-ce que le Crédit Social? Le christianisme appliqué!», par Geoffrey Dobbs, et deux articles de Louis Even, «L'argent, instrument de distribution», et «Pour régler le problème de la pauvreté»). |